Le bâtiment
Un bon édifice est un tout qui ne peut pas être la somme des meilleures solutions pour chacun des différents domaines qui le constituent. Confronté à diverses nécessités - techniques, financières, d'environnement - animé par certaines exigences esthétiques et pédagogiques, celui qui conçoit une école doit, comme pour n'importe quelle construction, se déterminer à propos des facteurs qu'il compte privilégier. En l'occurrence, pour le Collège Rousseau, Alain Ritter et ses collaborateurs avaient choisi de satisfaire d'abord aux deux impératifs de la transparence des espaces et de l'intériorité.
Il leur fallait évidemment tenir compte de diverses contraintes. Celles des alentours d'abord: un terrain en pente, un quartier de villas; le futur Collège Rousseau ne, devait pas écraser de sa hauteur les habitations voisines, plus particulièrement la Villa Lullin, dont le classement venait d'être décidé par le Conseil d'Etat. Il serait donc bas, pris dans la déclivité. Depuis lors, l'immeuble de Matutina est venu dresser sa masse imposante et ses étages nombreux près du Collège. Mais cela, c'est une autre histoire.
Autre contrainte: la limite des coûts. Les Départements intéressés imposaient un programme de cycle d'orientation "amélioré". Il fallait par exemple intégrer certains éléments préfabriqués (dalles, etc.) conçus pour ce dernier type d'écoles.
Un bâtiment dévolu à l'intériorité n'en doit pas moins plaire et convaincre vu de l'extérieur. La façade du Collège Rousseau exprime son contenu en distinguant les lieux d'administration d'une part, et ceux d'enseignement d'autre part: façades-rideaux pour les premiers, succession d'alvéoles - module de la fenêtre de classe - pour les seconds, le tout reposant en encorbellement sur les demi-arches dont le motif a été repris par le géant Matutina.
L'intériorité s'exprime essentiellement dans l'aménagement du volume... intérieur. Il s'organise autour du patio, idéalement jardin d'un cloître du savoir, visible en particulier de tous les étages où l'enseignement se dispense. Non pas des classes, sauf celles des arts visuels et des sciences expérimentales qu'on n'a pu disposer ailleurs, mais des larges couloirs où déambulent les élèves pendant les récréations. D'un des côtés du quadrilatère à l'autre, aucun mur ne fait obstacle aux regards qui voudraient s'échanger, si bien que l'espace généreux des promenoirs se prolonge dans l'ouverture intérieure.
Transparence encore, mais non plus latérale; verticale: du haut de chaque étage, la vision peut plonger jusqu'au rez inférieur (cafétéria, aula, salles de musique) en glissant le long des parois. Les escaliers qui relient les différents niveaux du bâtiment refusent l'opacité. Les marches se succèdent sans que l'œil bute: de l'une à l'autre, quand on les gravit, on lui a consenti un dégagement sur l'étage que l'on quitte.
A l'époque de la construction du Collège Rousseau on était, du point de vue de l'usage des couleurs, en période de transition. On aimait les surfaces sobres, et le béton nu. On pouvait d'ailleurs penser qu'une austérité mesurée encouragerait à l'ascèse de l'étude. Le Collège conjugue donc le noir, le brun, le gris et le blanc. On a travaillé pourtant la surface du béton pour lui donner sinon une âme, du moins une présence: béton cassé des murs porteurs, béton sablé pour la structure préfabriquée.
L'architecte voulait des surfaces murales neutres, mais il les souhaitait en même temps habitées; plus: il les voulait neutres pour qu'on les habite.Sur la discrétion du béton, en contraste avec la blancheur, des œuvres de couleur se distingueraient mieux: sculptures, tapisseries de la salle des maîtres; travaux renouvelés des ateliers d'arts visuels, suspendus aux cimaises de chaque étage, qui font du Collège Rousseau une galerie en état d'exposition permanente.
Il fallait des meubles à cette école: pupitres, chaises, chaires des maîtres. Les Départements concernés ont voulu un mobilier repensé, c'est-à-dire mobile, individuel, adaptable à chaque élève, et dans le ton du bâtiment lui-même. A propos de l'estrade magistrale, une anecdote: en 1969, en même temps que s'ouvrait le Collège Rousseau, les établissements d'enseignement secondaire supérieur inauguraient la "mixité"; filles et garçons pour les élèves; femmes et hommes pour les professeurs, évidemment; Werner Uhlig, soucieux de tout, imaginait que les enseignantes porteraient jupes et robes surtout; il avait souhaité devant leurs bureaux, face aux élèves, une planche qui devait aussi bien respecter leur pudeur que laisser voir l'esquisse d'une jambe, la révélation d'une cheville.
Armoires et vestiaires sont en matériaux nobles: pas de plastiques, mais du noyer d'Amérique. L'idée était que la qualité même des choses inciterait les usagers à la retenue dans leurs rapports avec elles. L'hypothèse n'était pas irréaliste. Le vandalisme est chez nous plutôt rare, et se manifeste surtout dans les excès des moments de fête.
Parlant de l'intérieur du Collège pour dire les innombrables soucis de l'architecte, nous devrions mentionner encore bien des choses. Il fallait concevoir un établissement où les élèves se sentiraient chez eux à toutes heures. D'où l'aula, par exemple. Il a été nécessaire de convaincre les autorités qu'il en fallait une, et l'on a dû accepter le principe de la polyvalence de cette salle; d'où la bibliothèque, la cafétéria et la discothèque aussi. Près de cinq cents plans pour dessiner notre bâtiment ! Cela témoigne d'un soin dans la conception que ces quelques lignes ne reflètent pas vraiment. Et il y avait l'extérieur encore.
Tout d'abord la terrasse, encore disponible et en attente de son usage optimal; les terrains de sport, à fleur des fenêtres rehaussées des salles de gymnastique; les pelouses côté Jura, avec cette allée d'arbres qui se sont fanés, racines mangées par le garage souterrain; et les jeunes hêtres pourpres, intouchables dès la conception par décision de l'architecte, salut de la nature aux usagers qui entrent dans le bâtiment. Près de l'entrée aussi, les trois mâts souhaités par Werner Uhlig pour Genève, pour la Suisse, et pour l'Europe. Ils sont toujours là, plutôt ignorés.
Le Collège Rousseau est le premier en date des nouveaux Collèges, le premier aussi à avoir été construit sur la rive droite. Situé à la lisière de la ville, entre les deux chaînes de montagne qui bornent notre horizon, il est de Genève dans ce qu'il voit et ce qui le limite. Une conception généreuse a présidé à sa naissance. Reste à savoir comment la vivent les usagers qui le fréquentent.
Au moment de la construction du bâtiment, les architectes avaient dû se plier à des normes de hauteur qui s'accordaient avec un environnement de villas. Puis les normes ont changé, et les deux géants de Matutina et de l'Elvia (anciennement: Helvétia) dominent désormais notre collège, qu'on aime surtout pour l'élégance de ses proportions et la sobriété de ses formes. On l'aurait voulu pourtant moins austère. Un ressentiment qui ne doit rien au désagrément esthétique explique sans doute qu'un élève ait l'impression de se trouver dans une "caserne sordide", un "bunker macabre".
Si l'on ne déplore pour l'esplanade Jura que l'encombrement des vélomoteurs et la surabondance, à la belle saison, des détritus laissés là par des élèves négligents, la frustration est en revanche forte quand on passe du côté Salève. La terrasse est en état de reconstruction permanente; elle est triste - "sociofuge", un "désert de pavés" -, et surtout l'on n'en fait rien, alors que la cafétéria aurait là son extension la plus naturelle. Quant au terrain de sport, on demande ironiquement si l'on ne pourrait pas "faire plus petit". Les javelots, paraît-il, se perdent dans les arbres. On s'indigne - c'est une vieille histoire - que l'on confonde dans le voisinage la pelouse avec des lieux d'aisance pour chiens.
Du garage souterrain, on n'aime guère que les graffitis qui ornent ses murs. Il a toutes sortes de défauts -il est dangereux, on y commet des dépradations et surtout et il est assez laid. A ce propos, une question désabusée "Connaissez-vous un beau parking ?". Les automobilistes sont furieux, puisque rien n'a été prévu pour leurs voitures. Les premières années du XXIe siècle devraient être marquées par la concrétisation d'un projet de parking extérieur, qui est actuellement entre les mains du DAEL.
Les espaces intérieurs recueillent de nombreux suffrages pour l'ampleur de leurs volumes. Mais on les juge aussi "ternes", "gris", "froids", "glauques". On les imagine meublés de bancs - dans les vastes couloirs on ne peut s'asseoir que sur le sol -, peuplés de plantes vertes, décorés davantage, pour tout dire rutilants. A noter que le plan du bâtiment, en carré, est si parfaitement symétrique que l'on continue de s'y perdre ! Serait-ce qu'on ne se retrouve que dans l'irrégularité ? Les volumes généreux engendrent un gaspillage d'énergie. Une suggestion à retenir : des portes automatiques aux entrées, comme dans les grands magasins, pour éviter les flux d'air glacés en saison froide. On néglige en effet souvent de fermer les portes actuelles ; une solution technique serait sans doute plus efficace que les appels répétés à la conscience écologique des usagers.
Le "cœur" spatial du collège, est peu utilisé. Il attire peu de monde. La rumeur prétend même que le chat de notre concierge ne veut pas y aller. Alors on propose - Paris suscitera toujours notre envie ...- d'y élever une pyramide qui rivaliserait avec celle du Louvre, d'y installer une piscine, une serre tropicale; personne ne le fréquente, on le verrait volontiers converti en salle de travail ou en extension de la bibliothèque.
Sous le patio, l'aula, cœur second et quasi souterrain. A son propos, un seul avis positif : "Elle est belle, mais aberrante du point de vue pratique". Les critiques foisonnent : l'acoustique est détestable, le sol est trop délicat ; l'éclairage zénithal est "nul", l'équipement médiocre... Une seule suggestion : fermer l'aula de panneaux coulissants pour la protéger des bruits environnants.
Ce fut chose faite en 1999 !
Du temps de M. Alain Ritter, l'architecte de Rousseau, la conception architecturale prévoyait des élèves sages comme des images d'Epinal, buvant les paroles du directeur avec considération, abasourdis devant la verve des comédiens. C'était avant mai 68; les élèves ignoraient encore qu'il allait devenir "interdit d'interdire", que sous le parquet, il y a la plage, et que mieux vaut prendre son indépendance et communiquer son affirmation de liberté et d'autonomie que d'écouter de longs discours.
Pourtant, l'espace central du collège, voulu par M. Ritter, architecte, n'aurait pu être imaginé confiné entre murs épais, ruinant l'idée de transparence, de transversalité si présente dans tout le bâtiment.
L'ouverture entre Alpes et Jura, le trait d'union entre les rives du Rhône alliant définitivement Gaule Narbonnaise et Gaule Chevelue, le rêve de Rousseau notre patron, pouvant regarder indifféremment du côté du lac d'Annecy et du val de Travers, allait être irrémédiablement condamné à se borner au mur, cloîtrant le bunker au centre de son espace vital ?
Comment le théâtre et le choeur auraient-ils pu continuer à être le coeur du collège ?
La réponse a été apportée par les architectes, MM. Menoud et Graf, qui relevèrent cette mission impossible en fermant l'aula sans la limiter. Ainsi l'artiste, Mme Keller, qui réalisa une oeuvre dont l'essence se devine au loin, mais qui s'affirme au fur et à mesure qu'on s'en approche, et dont les perspectives changeantes, telles un spath d'Islande, se polarise ou s'estompe au gré des points cardinaux.
Fermer l'aula ! ?
Mission impossible, mais néanmoins réaliste. Action sacrilège, mais cependant nécessaire. Défi iconoclaste, mais combien précieux pour ceux qui l'utilisent, comme notre chef de choeur, José da Costa, ou Marie-Christine Epiney, dont les activités théâtrales n'attendaient qu'un lieu adapté à l'écoute réciproque.
Madame Keller, a donc couvert de mille soleils le sud et le nord de notre espace. Le Fonds de décoration, l'y a encouragé et les architectes ont conçu cet espace comme un lieu fini mais infiniment ouvert.
Un module répété (20x3 cm) constitue deux grandes surfaces monochromes. La forme simple des rectangles se distingue de la complexité visuelle de l'environnement et affirme une familiarité avec la peinture. Le motif irrégulier, visible de près, est composé de ronds disposés intuitivement. La transparence du verre, selon le point de vue, permet une variation de densité des couleurs. Le jaune, côté sud, est plus foncé que celui côté nord. Comme les autres éléments du travail, cette nuance à la limite de la visibilité, trouve sa vérification par l'approche sensible.
La cafétéria, quant à elle, n'inspire aucun argument en sa faveur, alors que l'insatisfaction se donne libre cours. Elle porte d'ailleurs plutôt sur la qualité de la nourriture que sur l'apparence des lieux, qu'on trouve cependant assez déprimante. On conseille donc, ici encore, une débauche de couleurs et un meilleur éclairage, en même temps que le respect d'un monde sans fumée, et de la musique douce pour aider les digestions difficiles.
Comme la plupart des locaux à évaluer, la bibliothèque, souvent considérée comme un endroit sympathique et chaleureux, est l'objet de deux types d'observations: celles qui portent sur l'espace - cage vitrée exiguë, encombrée, labyrinthique -, et celles qui portent sur ce qui s'y passe. La musique qu'on peut y entendre irrite autant qu'elle réjouit, et l'on souhaite un cloisonnement séparant les travailleurs au verbe prolixe des silencieux. Il arrive que l'on conçoive l'endroit comme un salon où l'on vient pour causer, ce qui ne plaît évidemment pas à tous les usagers, dont certains ont toujours grand-peine à s'orienter dans des fichiers jugés trop complexes.
La vétusté de la couleur, de la chaleur et de la clarté revient pour les salles de cours, qu'on voudrait aussi plus propres (murs bariolés, pupitres maculés). Selon les disciplines auxquelles elles sont dévolues, les salles spéciales suscitent l'adhésion soit pour l'atmosphère qui y règne (libre et bon enfant en arts visuels), soit pour l'originalité de leurs équipements (sciences diverses). On leur reproche diverses insuffisances: vétusté, manque d'espace, insonorisation défectueuse. Un élève concis dit des laboratoires: "En physique, ça rate; en chimie ça pue; en biologie, ça rate et ça pue".
Les salles de sport, en deuxième sous-sol, c'est "la descente aux Enfers", aquatiques sous certains aspects (fuites d'eau). Elles déplaisent souverainement. Trop petites et mal éclairées, leurs plafonds sont trop bas. Elles sentiraient parfois mauvais. C'est vrai qu'on y transpire beaucoup.
La salle des maîtres est belle et vaste, trop vaste pour certains, qui rapportent sa surface à celle de la salle de travail, minuscule. Les fauteuils, autrefois confortables, ont vieilli; on les répare sommairement, et voilà qu'ils deviennent moins accueillants en même temps que les maîtres prennent de l'âge. La salle de conférences est trop petite, et mal conçue (forme en L: quand la salle est pleine, la communication ne passe pas entre les deux branches). Elle ne plaît que par sa moquette.
Le secrétariat est trop éloigné de la salle des maîtres. Les élèves, qui craignent parfois de s'y aventurer n'en retiennent que le tableau qui leur signale de quels cours ils sont libérés. Autre disposition contestable: l'appartement de notre concierge est situé au nord, face à un talus.
La circulation des usagers est en fait assez fluide, si bien que cette rubrique n'appelle que des commentaires plutôt facétieux: difficultés aux heures de pointe, non-respect de la priorité de droite, etc. On déplore l'encombrement des escaliers par les élèves affalés.
Bien qu'elles ne favorisent pas les économies d'énergie, on aime les fenêtres pour leurs grandes dimensions. On leur reproche d'être teintées - nous avons faim de lumière -, et de s'ouvrir si parcimonieusement, lorsque la tringlerie fonctionne, que jamais les effluves du printemps ne peuvent embaumer nos salles.
L'éclairage est loin d'irriter la majorité des usagers du collège; pourtant, aucun de ceux qui s'en accommodent, ou même s'en félicitent, ne prend la peine d'exposer ses raisons. En revanche, l'insatisfaction ici encore est diserte. "Les néons, c'est pas folichon" pourrait être le slogan des mécontents, qui souffrent pour beaucoup de la discrétion de l'éclairage naturel. Les raffinés souhaitent une lumière jaune, bleue, etc. En bref, jamais l'électricité ne remplacera le soleil. Entrer dans notre bâtiment, ce serait rejoindre un monde de pénombre constante et studieuse, insensible aux luminosités variables de l'extérieur.
Aucun argument ne salue ni le chauffage ni la ventilation, irréguliers, inefficaces, dispendieux, selon ceux et celles qui explicitent leurs jugements. On en profite pour fustiger les fumeurs, dont on prétend qu'ils polluent l'air du collège tout entier, bien que le tabac soit interdit. Nous ne revenons pas extensivement sur les problèmes d'insonorisation, évoqués ailleurs, et nombreux: gargouillis de la tuyauterie, voix tonitruantes de tels professeurs qui couvrent celles de leurs collègues dans les salles voisines.
On fait généralement l'éloge de la décoration du collège, qu'on doit surtout aux maîtres et aux élèves en arts visuels, mais on en souhaite aussi un renouvellement plus fréquent. Les extrémistes iraient jusqu'à peindre sols, parois et plafonds de couleurs vives pour dissiper la grisaille ambiante. A propos d'ornements, certains conçoivent leurs pupitres comme des surfaces de créativité permanentes.
On reconnaît l'utilité des armoires des élèves, mais on s'irrite de constater qu'il arrive qu'on profite de leurs ouvertures pour y glisser divers déchets. Les maîtres regrettent de ne pas disposer de vestiaires personnels et les dames de l'enseignement revendiquent pour leurs lavabos un miroir en pied, comme on en trouve dans les toilettes des élèves.
Venons-en enfin au nom auguste que porte notre collège: Rousseau. La contreverse est vive à ce propos. Si l'on se flatte d'avoir un éponyme authentiquement genevois, écrivain et philosophe remarquable, on nous rappelle d'autre part que dans l'Emile, Jean-Jacques écrivait: "Je n'envisage pas comme une institution publique ces risibles établissements qu'on appelle "collèges". Notre école, qui manque cruellement d'ormeaux, serait trop coupée de la nature pour mériter son nom. De toutes façons, écrit un élève, Jean-Jacques Rousseau "avait des idées vieux jeu sur l'éducation." On suggère d'autres parrains: Marx, Bakounine, Dyonisos, Droopy, Ducry...
Textes de C. Widmer et A. Ducry tirés de la Plaquette éditée à l'occasion des 20 ans du Collège.
Interviews de MM. A. Ritter et A. Sauty (architectes).
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